• Cambrousse académie, page 1.

    CAMBROUSSE ACADÉMIE

      << Oui, oui ! J’arrive ! hurlai-je en descendant les escaliers, à toute vitesse, pour faire taire cette maudite sonnette.

    -         Ha bah quand même ! Cela fait une heure que je sonne ! >> se plaignit le porc qui nous servait de voisin.

    J’avais trop envie de lui cracher à la figure : << Non ça fait à peine deux minutes ! >>, mais je me retins. A la place, je lui décochais un regard noir, une habitude avec lui. C’était l’un des types les plus détestables du quartier. Large tête, énorme nez que je qualifierais de patate, oreilles décollées, petits yeux semblables à ceux d’un cochon, teint rosâtre, cheveux blancs sales (on pouvait dire que la Nature l’avait gâté), il était âgé d’à peu près soixante-dix ans et encore … Je suis cool ! Pour ce qui était de son corps, difficile de faire pire ! Une énorme bedaine, composée d’au moins dix bourrelets, des bras gonflés comme des bouées et pour ce qui était des jambes, n’en parlions même pas ! Et puis son look … Je savais qu’il était vieux mais quand même ! Vieux jean couleur caca d’oie, chemisier vert pomme taché dix fois trop petit pour son ventre proéminent, godasses trouées datant de la Préhistoire … Des fois, je me demandais comment il pouvait se montrer au grand jour ! Enfin bref, toujours était-il qu’il ouvrit une fois de plus sa grande gueule libérant une haleine puante :

        << Votre chat a encore chié sur mes géraniums !>>

    Ben tiens ! En plus d’être ignoble, bête, sale, alcoolique, hideux, égoïste, puant, autoritaire, il était vulgaire ! De plus, son reproche était des plus aberrants :

    1.      J’avais analysé son jardin de fond en comble, du haut de mon escalier pour dépasser la haie touffue qui séparait nos deux terrains. Et parmi les mauvaises herbes et les champignons, souverains de son jardin, aucune trace de géraniums. Ou même de fleurs.

    2.      Il passait toutes ses journées chez lui, enfermé tel un ermite. Et les rares fois où il sortait, c’était pour créer des ennuis ou attiser la haine de ses ennemis ; dont nous faisions apparemment partie. Il ne se serait donc pas aperçu qu’un chat avait déposé ses excréments dans son jardin vu qu’il ne s’en occupait jamais.

    3.      Nous ne possédions pas de chat et il le savait.

    Conclusion : il se foutait complètement de nous, pour changer.

    C’était la cinquième fois en deux semaines qu’il nous le reprochait. << Déjà l’Alzheimer …>> pensai-je. Je ne voulais pas rentrer dans son jeu et lui répéter pour la millième fois que nous n’avions pas de chat. Aussi, j’appelais ma mère pour qu’elle aille régler avec ce cher monsieur le malentendu.

    Elle arriva assez vite, perché sur ses hauts talons. Elle communiqua avec le porc dans la même langue que lui, c’est-à-dire en l’insultant :

        << Vieux porc !

         - Sale péquenaude !

    Comme toujours, ça commençait doucement puis ça s’empirait :

        - Connard !

        - Salope ! >> riposta le vieux.

     Je décidai alors de remonter dans ma chambre voyant que cette charmante discussion ne pourrait pas plus enrichir mon vocabulaire.


  • Commentaires

    1
    Dimanche 20 Juillet 2014 à 18:56

    Ah! Mais oui je m'en souviens tu m'avait fait lire le début! ^^ Sinon c'est bien <3<3

    2
    Dimanche 20 Juillet 2014 à 19:38

    Merci Manou ! *w* Pas de nouveaux chapitres disponibles ? <3<3<3

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    3
    Dimanche 20 Juillet 2014 à 20:21

    Nope, mais j'ai fait la prés' des persos si tu veux ^^<3

    4
    Lundi 21 Juillet 2014 à 21:58

    Haha ! Jconnais la suite, moi ! *w <3

    5
    Mardi 22 Juillet 2014 à 13:29

    Ouip c'est vrai ça XD ton bonhomme me fait peur... Il est borgne ? XD<3

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